À La Découverte De L’Université Du Futur !

"Nous sommes en 2514, l’Université est un centre international permettant à tous d’accéder aux savoirs de tous les pays, toutes les langues et toutes les époques. Cette base de données sans limite est gérée sans intervention humaine par une entité informatique nommée le Grand Ordinateur.

Les étudiants inscrits dans cette université, aussi appelés éonautes, participent à des cours quelque peu différents de d’habitude. En effet, leurs professeurs les font voyager d’époque en époque à la recherche du savoir perdu des temps passés. Ces voyages sont possibles grâce à l’éonoscaphe, une machine révolutionnaire servant à voyager dans le temps.
Suite aux problèmes engendrés par les premiers éonautes lors de la création de l’éonoscaphe, les voyages dans le temps sont maintenant régis par des lois strictes et chaque élève est supervisé par un professeur particulier. Il lui prodigue des conseils et lui donne les objectifs des missions qu’il doit réaliser.

L’Université se compose de plusieurs lieux distincts, utiles pour les cours, la consultation des données ou le bien-être des étudiants et professeurs. La structure très « organique » de l’université a été réalisée dans le but de se fondre dans une végétation riche qui pousse d’une manière presque libre dans tout le bâtiment. Les étudiants résident directement à l’Université, dans des studios entièrement équipés. La journée, ils portent l’uniforme officiel de l’Université. Celui-ci s’adapte automatiquement au style vestimentaire de l’époque visitée lors des voyages dans le temps. De plus, chaque étudiant se voit remettre en début de scolarité une tablette personnelle. Il s’agit d’un petit ordinateur portable enregistrant automatiquement toutes les données ainsi que les objectifs des voyages. Bien souvent, les étudiants reviennent de leur mission avec un objet particulier. Ceux-ci sont stockés dans la salle des « trophées », véritable petit musée des temps passés.
Comme vous pouvez le lire, l’Université est un lieu riche et totalement adapté au bien-être de ses étudiants. Après chaque mission, ceux-ci peuvent retrouver un cadre relaxant pour étudier et analyser avec précision le savoir retrouvé des différentes époques. Des époques que nous découvrirons un peu plus en détails lors d’un prochain article."


Références:
almédia
http://www.almedia.fr/blog/2011/08/24/a-la-decouverte-de-luniversite-du-futur/

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TechnologyEDUC, EdTech, Technology in Education, Education, Technology for Teachers, Technology for Students, Technology Tools, EdTech Tools, University

10 Raisons D’intégrer Le Podcast Dans Vos Cours

10 raisons d'intégrer le podcast dans vos coursformablog

"Le podcast n’est pas une technologie toute jeune. Elle a fait ses preuves depuis de nombreuses années aux USA et connait un véritable essor dans le monde francophone depuis 2 ans : on trouve maintenant de nombreux podcasts traitant de sujets variés. En milieu éducatif, cette technologie commence à sérieusement bouger. Le cas de l’Open University est assez révélateur à ce sujet étant donné qu’elle a compté récemment 20 millions de téléchargement via la plate-forme iTunes U. Pourtant, malgré le fait que de plus en plus d’universités se mettent au podcast, certaines résistances subsistent encore souvent parmi les enseignants et les hautes sphères académiques. Afin d’éclaircir un peu le tableau, je vous propose de passer en revue ici 10 raisons/avantages d’intégrer le podcast dans votre environnement pédagogique :

1. Rendre vos cours plus motivants et attractifs

Il s’agit d’une tendance qui se dégage au fur et à mesure des études menées à ce propos : l’utilisation des nouvelles technologies en contexte pédagogique contribuerait à renforcer la motivation des étudiants. Le podcast n’échappe donc pas à la règle ! Les étudiants ayant participé à des cours intégrant le podcast se disent généralement davantage motivés que ceux ayant participé à des cours « classiques ». Chez les premiers, le taux de satisfaction par rapport au cours est aussi plus élevé. De plus, l’utilisation de podcasts en contexte pédagogique renforce le sentiment de proximité entre les étudiants et l’enseignant. Attention toutefois au facteur « nouveauté » : les dispositifs pédagogiques novateurs voient parfois leurs taux de satisfaction chuter au fil du temps en raison d’un possible effet d’habituation dans le chef des étudiants.

2. Laisser les étudiants s’approprier le savoir à leur propre rythme

Un des avantages principaux du podcast concerne la possibilité de le transférer sur une large palette de supports (ordinateurs portables, iPod, etc.) et de le visionner où et quand on le souhaite. Même si les études ne sont pas unanimes à ce propos, le fait de proposer des cours en podcast permet de décloisonner ceux-ci de l’amphithéâtre et laisser la possibilité aux étudiants d’apprendre dans le contexte de leur choix. Le podcast a ainsi acquis un solide statut d’aide à la révision et aux prises de notes, surtout en périodes d’examens : les étudiants peuvent réécouter/revisionner plusieurs fois des séquences de cours plus compliquées et difficiles à comprendre, ce qui leur permet d’intégrer les notions de manière plus souple et plus personnalisée.

3. Exploiter l’intégration de contenus multimédias

Le podcast peut être réalisé en format audio, en format mixte (audio et images) ou en format vidéo. L’avantage particulier de ce dernier format est la possibilité d’intégrer plusieurs formes de contenus multimédias diversifiées : animations, graphiques, diagrammes, schémas, plans… le tout accompagné d’explications audios. On obtient ainsi une formule combinant plusieurs canaux (auditifs et visuels) qui favorise un apprentissage plus personnalisé. En effet, les études tendent à montrer que, loin de surcharger les capacités cognitives des étudiants, la sollicitation de plusieurs canaux cérébraux améliorerait leurs stratégies d’apprentissage (si toutefois les séquences sont construites de manière cohérente et ne durent pas plus de 15 minutes).

4. Faire passer des messages complémentaires

Nous l’avons vu dans le point précédent : le podcast permet l’intégration de contenus multimédias diversifiés. Il peut donc être utilisé pour compléter le cours classique en proposant aux étudiants du contenu inédit afin de renforcer leur apprentissage contextuel (par exemple : interviews de professionnels du terrain, vidéos de présentation de différents contextes professionnels, etc.).

5. Profiter des séances en présentiel pour aborder des questions de fond

De plus en plus de professionnels du monde de l’éducation arrivent à ce constat : l’ère de l’enseignant omniscient et omnipotent arrive à son terme (ceci est également valable dans le monde de la formation professionnelle). La transmission de savoir pur et dur selon un modèle linéaire (l’enseignant « qui sait » déverse son savoir aux étudiants « qui ne savent pas ») est de plus en plus contestée : place aux pédagogies actives !. Je partage entièrement cette opinion. Laissez donc la théorie pour les podcasts et en dehors de l’amphithéâtre. Pour les séances en présentiel, préférez plutôt un dispositif pédagogique favorisant une approche par projet (APP) : travaux de groupes, présentations collectives, échanges entre étudiants, partage d’expériences, séances de questions-réponses, etc. Ces méthodes sont de plus en plus valorisées par les pédagogues contemporains et elles reçoivent d’habitude un accueil positif de la part des étudiants. De plus, elles se montrent souvent bien plus efficaces – en termes d’apprentissage – que les méthodes traditionnelles.

6. Développer les compétences transversales de vos étudiants

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, et même si le podcast n’est pas une technologie récente, les étudiants ne sont en général pas si familier que ça avec ce support. Posez leur la question et il est fort probable que la moitié de votre auditoire n’en ait jamais entendu parler ! Intégrer le podcast dans vos cours constitue donc un moyen de développer leurs compétences transversales au niveau technique. De plus, et ceci vient en complément du point 5, si vous consacrez l’essentiel des séances de cours pour des tâches d’apprentissage social/collaboratif, vous permettez à vos étudiants de développer d’autres compétences importantes et de plus en plus valorisées dans le monde d’aujourd’hui (notamment par la réalisation de communications orales et écrites).

7. Faciliter l’apprentissage des étudiants étrangers 

Actuellement, les universités accueillent un grand nombre d’étudiants étrangers. Avec le développement rapide et croissant des programmes d’échanges (Erasmus, Coopération au développement, etc.), cette tendance va s’accélérer. Il y a fort à parier que les étudiants étrangers, ne maîtrisant pas toujours la langue du pays d’accueil, verront d’un bon oeil le fait de pouvoir bénéficier des cours théoriques en version informatique (notamment pour les raisons citées dans les points 1, 2 et 3). Et pour les étudiants impliqués dans des programmes d’apprentissage à distance, j’ai même envie de dire que l’utilisation de podcasts (ou méthodologie E-Learning équivalente) me semble indispensable !

8. Développer la vision internationale de votre école ou université 

De nombreuses universités et écoles dans le monde ont déjà franchi le cap du podcast (je pense ici notamment aux universités de Stanford, Yale, Berkeley, etc.). Beaucoup d’entre-elles sont présentes sur iTunes U – la plate-forme d’Apple consacrée aux podcasts éducatifs – et sur YouTube Education. Etant donné qu’il s’agit de plate-formes prisées par les jeunes et qu’elles comptent des millions d’utilisateurs, y être présent permet de développer la visibilité et la notoriété des institutions pour lesquelles vous travaillez.

9. Optimiser votre développement professionnel 

Dans une optique de développement professionnel, le podcast peut se révéler un outil efficace car il efface en partie la nécessité (et parfois contrainte) de se déplacer en auditoire. Vous pouvez ainsi, par exemple, demander conseil plus facilement auprès de conseillers pédagogiques (ou de vos collègues) et avoir un retour plus rapide de ceux-ci quant à la qualité de vos activités pédagogiques.

10. Optimiser la veille scientifique et les collaboration inter-institutionnelles

Par sa nature, le podcast facilite aussi le partage de connaissances, ce qui vous permettrait de diffuser votre contenu auprès de collègues d’institutions partenaires (notamment à l’étranger) et inversement de rester au fait des travaux réalisés par d’autres institutions.

Alors le podcast, pour ou contre ?… 

Derrière ce tableau idyllique, on trouve toutefois 2 obstacles fréquemment cités par les enseignants : le temps et l’absentéisme des étudiants. En ce qui concerne le premier, je ne vais pas vous mentir : réaliser des podcasts prends du temps et demande un investissement supplémentaire (surtout si vous n’êtes pas familier avec cette technologie). Je pense tout de même que cet investissement en vaut la peine au vu des possibilités offertes par l’outil.
Quand au second obstacle, j’aurais tendance à dire : « Rassurez-vous ! ». En effet, les études montrent que, si le podcast est utilisé de manière cohérente et complémentaire, le taux d’absentéisme des étudiants ne varie pas significativement des cours traditionnels. A vous aussi de donner une raison aux étudiants de se déplacer aux séances en présentiel : si celles-ci ne proposent pas une plus-value pertinente en termes de contenu ou d’intérêt, ne vous étonnez pas de voir vos amphithéâtres complètement désertés !…"

Références:
formablog
http://www.formablog.com/integrer-podcast-cours


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TechnologyEDUC, EdTech, Technology in Education, Education, Technology for Teachers, Technology for Students, Technology Tools, EdTech Tools, Podcast, Podcast in Education

Tablettes Numériques à L’école : Avis Partagés Chez Les Profs et Les Elèves

Alexandre Roberge, Tablettes numériques à l'école : Avis partagés chez les profs et les élèves, THOT CURSUS

"Du très bon et du moins bon


D'emblée, on constate qu'il n’y a pas encore consensus en ce qui a trait à l’usage des tablettes numériques en classe. Pour de belles expérimentations et projets-pilotes, comme celui d’Alain Jourdan présenté par l’Agence des usages TICE, beaucoup de critiques se font entendre. Par exemple, Le journal Libération en septembre 2010 signalait que certains enseignants français restaient dubitatifs devant l’utilisation de ces appareils, y voyant surtout un belle offensive commerciale et une « machine à jeux » plutôt qu'un outil de travail.

Même aux États-Unis (un pays pourtant technophile), les résultats d’expérimentations avec des iPad n’ont pas mené à des conclusions aussi enthousiastes qu’on aurait pu le croire. Dans un article de janvier 2011, référencé dans le dossier d’Éducnet, on révèle que des élèves eux-mêmes ont quelques réserves. Ils aiment sa facilité d’utilisation et s’ils avaient à choisir entre des manuels traditionnels et des manuels électroniques sur iPad, 51% d’entre eux opteraient pour la deuxième option. En revanche, ils sont beaucoup plus réservés pour ce qui est des fonctions de production écrite. Le clavier intégré de l'iPad permet d'écrire de courts textes, mais n'est pas adapté à la rédaction d'un devoir plus long. Les élèves sont également très partagés sur l'intérêt global d'utiliser des tablettes en classe. Impossible, ou presque, d’utiliser une tablette à plusieurs car la machine enregistre les données personnelles d’un utilisateur à la fois. Ce qui fait que dans le cas d'un travail collaboratif synchrone (sur une application de traitement de texte en ligne par exemple), chacun peut effacer les données de l'autre sans même s'en rendre compte. De plus, même si la prise en main de l’appareil est très intuitive, les applications demandent un temps d’adaptation pour comprendre leur fonctionnement. Enfin, les élèves regrettent qu'il ne soit pas possible d'effectuer plusieurs tâches à la fois, l'OS de l'iPad ressemblant fort, à ce niveau, à celui d'un smartphone qui ne permet d'ouvrir qu'une seule application à la fois. Cela explique pourquoi à la question « Que préfèreriez-vous utiliser en classe : un ordinateur portable ou un iPad? », 74% des élèves testeurs sélectionnent l’ordinateur.

C’est d’ailleurs le constat que fait Sébastien Stasse sur son blogue : l’iPad, ce n’est pas un ordinateur. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’il faille repousser les tablettes numériques du revers de la main. Au contraire, l’enseignant québécois y voit de belles possibilités pour les exerciseurs, les outils de référence et même la production de contenus sur la machine qui peut devenir une nouvelle source d’apprentissage.

Les avis sont donc fort partagés. Selon que l'on privilégie les fonctions de production ou les fonctions de consultation, on peut l'estimer inadapté aux nouveaux modes d'apprentissage ou au contraire s'en enticher jusqu'à l'adoration. François Guité a d’ailleurs bien exposé l’été 2010 les bons et les mauvais côtés du joujou d’Apple. Une lecture essentielle pour les enseignants voulant se faire une idée sur le potentiel pédagogique de la machine.

Les tablettes numériques sont faites pour durer. Leur adoption massive par la société pousse l’univers pédagogique mondial à se questionner sur ces outils comme objets de formation. Pour l’instant, le terrain est encore en friche. On y découvre à la fois de splendides possibilités de projets, mais on relève aussi de vraies limites. Une judicieuse utilisation des tablettes passe par des attentes mesurées à leur égard. Il faut également savoir quoi en faire. C’est alors que des ressources comme cette page sur le wiki Outilspédago ou le blogue du CRDP Limousin deviennent des boussoles pertinentes pour guider l'utilisateur des tablettes (plus particulièrement du iPad) à l’école."

Références:
THOT CURSUS
http://cursus.edu/article/17171/tablettes-numeriques-ecole-avis-partages-chez/

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